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Nouvelle plantation vigne Cercets

Ils ont été plantés le 1er avril de cette année, et je ne voulais pas du tout leur jouer de mauvais tour. Pourtant, ces petits plants de Pinot Noir ont vaillamment affronté la sécheresse la plus importante jamais constatée en Champagne. Depuis leur plantation jusqu’au 30 septembre, il est tombé 170 mm d’eau. Ce n’est pas rien, mais c’est très peu. Habituellement, sur la même période, ça s’échelonne d’environ 250 à 350 mm. 

Arroser une plante, c’est mettre le doigt dans un engrenage contraignant : dès lors qu’on commence, il ne faut plus s’arrêter jusqu’à ce que le ciel prenne le relais, sinon la plante en souffrirait trop. Arroser une plante, c’est très contraignant en termes de logistique, de temps, et de consommation d’eau. Vous imaginez bien que sur une surface de 25 ares pour cette parcelle, représentant environ 2000 pieds, nécessitant au moins 3 litres d’eau chacun à chaque arrosage, on ne se promène pas avec un arrosoir comme on le fait avec la jardinière de géraniums. 

L’autre solution, c’est de biner, encore et encore et encore. Les anciens disaient : « un binage vaut deux arrosages ». Ils avaient raison. Biner, et retirer à la main la moindre petite feuille d’adventice. Que de la vigne ici, pas une gouttelette pour d’autres. 

J’ai choisi cette 2ème option,  non sans angoisse, non sans être prête à dégainer le tracteur et la tonne à eau dès le moindre signe de faiblesse. On a biné, on a chouchouté ; et les petits Cercets ont survécu comme des grands à cette sécheresse. J’espère qu’ils bourgeonneront en pleine forme au printemps prochain.