S’il y a bien un objet que les vignerons apprécient d’avoir et disposent stratégiquement, c’est le pluviomètre. A ce sujet, je suis vieille école : les miens sont les modèles gradués en plastique vert. Je vais regarder le niveau puis je les vide et remets en place. De plus en plus de collègues utilisent des stations météo connectées et sont capables de connaître la pluviométrie en temps réel depuis leur téléphone.
Je me méfie des bugs, des feuilles qui bouchent la station, je me méfie de mon anxiété qui me scotcherait au téléphone toutes les 2 minutes pour surveiller. Alors je vais régulièrement vérifier mes deux pluviomètres, stratégiquement disposés bien sûr.
« Régulièrement » ?! Non, pas cette année. En 2026, depuis de trop nombreuses semaines, il n’y a que de la poussière dans le pluviomètre. Pas une goutte de pluie, pas besoin d’aller vider.
La terre a soif, la vigne a soif, les baies sont petites par manque d’eau. Ce serait bien qu’il pleuve avant les vendanges …